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L'Institut Agricole d'Hazebrouck (IAH)
- Mettre en place l'élevage de chèvres
laitières au Népal.
L'IAH est un lycée d'enseignement général
et de technologie agricole (environ 450 élèves, de la 4ème
au BTS) dont l'un des objectifs de formation est l'ouverture à
l'international et l'aide au développement. Le Ministère de l'Agriculture et de la Pêche,
en France, a incité les établissements de formation agricole
qui le désirent à s'engager dans l'aide internationale dans
la mesure où, dans les pays pauvres, le développement agricole
est souvent déterminant pour assurer la sécurité
alimentaire et le minimum vital aux populations. Il s'agit du résultat
d'une réflexion amorcée par les Ministères des Affaires
Etrangères et de l'Agriculture et de la Pêche pour une meilleure
efficacité de l'aide internationale, notamment dans les secteurs
de l'agriculture et du développement rural.
MdH est une association du Nord Pas-de-Calais qui compte environ 180 adhérents. Tous ses membres sont bénévoles (aucun salarié). Son siège est à Berthen (59). Elle a pour objectif de faire connaître les civilisations et les populations himalayennes en Inde, au Népal et au Tibet, et d'aider à leur développement économique et culturel. MdH a déjà mis en uvre, pour exemple,
les actions suivantes :
Au Népal, le Ministère de l'Agriculture est divisé en deux départements : le Département Elevage et le Département Agriculture. C'est donc le Directeur du Département Elevage, vétérinaire ayant fait sa formation en Inde et en Grande-Bretagne, que nous avons contacté lors de nos enquêtes concernant le projet. Ce département dispose de peu de moyens financiers mais d'une relative liberté d'initiative dans le pays. Le Département Elevage gère 11 fermes expérimentales (dont nous avons rencontré le Responsable des Programmes) réparties sur l'ensemble du Népal. L'expérimentation et la recherche agronomiques sont ses premières missions, mais la formation des agriculteurs est également un souci constant, chaque ferme expérimentale étant aussi un centre de formation. Pour l'élevage, les responsables de district sont tous des vétérinaires.
Le Népal est un petit pays (140 797 km², 150 km de large sur 800 km de long, 24 millions d'habitants), coincé entre l'Inde au sud (3 287 263 km² , plus d'un milliard d'habitants), et la Chine au nord (9 560 000 km², 1,3 milliard d'habitants). L'Inde est un pays démocratique, très expansionniste, qui rêve de devenir la grande puissance de la région. La Chine (annexion du Tibet) est un pays communiste, qui s'est ouvert à l'Occident depuis plus d'une décennie sur le plan économique, et qui rêve aussi de devenir la grande puissance de la région. Le Népal est une monarchie, devenue constitutionnelle en 1991 : c'est donc une démocratie récente et fragile. Ce qui frappe l'Européen qui s'y rend en touriste, c'est à la fois "l'industrie" touristique à Katmandou : trekking dans les montagnes de l'Himalaya (c'est de Katmandou que partent toutes les expéditions vers l'Everest, le "toit du monde"), architecture exceptionnelle (temples en bois sculpté, etc.) si bien dessinée par Hergé dans "Tintin au Tibet" (à relire absolument ), ancienne destination des "baba-cool" des années 60-70. Mais on constate aussi, lorsqu'on étudie la réalité économique, la quasi absence d'industrie réelle. Les biens de consommation (électro-ménager, automobiles, etc.) sont importés d'Inde et de Chine, essentiellement. La ressource principale du pays reste l'agriculture. C'est un pays très pauvre, comme le montre l'IDH ci-après (IDH = Indice de Développement Humain) : - IDH 1997 du Népal : 0,463 Le Népal a peu de chances de rester indépendant vis-à-vis de ses deux puissants voisins si nous n'apportons pas d'aide à son développement.
La population du Népal est essentiellement rurale : l'agriculture occupe 80% des actifs et représente 52% du PNB. Pays de montagne, au relief tourmenté, les terres cultivables y sont assez peu étendues (voir annexe II): bassins versants pour la culture du riz, irrigation lorsque c'est possible, culture en terrasses (pommes de terre, légumes, soja, maïs), élevage extensif sur les hauteurs des collines où les arbres servent de fourrage aux vaches et aux chèvres, ce qui entraîne un problème de déforestation, d'autant que la ration des bufflesses en stabulation est, elle aussi, en partie composée d'arbres fourragers. La culture principale est le riz, base de l'alimentation de la majorité de la population avec le dal bath (riz + lentilles + légumes divers). Les enfants ont donc souvent une alimentation carencée en protéines.
L'élevage de chèvres est très important au Népal : 5,9 millions de têtes (pour 6,8 millions de bovins). Mais, contrairement à la France où on consomme le lait de chèvre tel quel ou sous la forme de fromage, et où on ne consomme quasiment pas la viande, les Népalais consomment la viande de chèvre mais pas le lait, ou très peu. Il existe une fête religieuse traditionnelle, le Dasein, durant laquelle de nombreuses chèvres sont sacrifiées et consommées. Pour donner un chiffre : à cette occasion, le Népal importe un million de chèvres (d'Inde, principalement) pour satisfaire la demande. La chèvre à viande est donc une production traditionnelle et représente un marché important pour les éleveurs. D'ailleurs, un programme de développement de l'élevage de chèvres à viande est financé par la France (Ministère des Affaires Etrangères) dans le district de Kavré, région située à 50 km au nord de Katmandou (programme qui se termine en août 2001). Le responsable du programme a apporté une aide précieuse pour l'élaboration de ce projet. Il a mis à disposition une documentation importante et a fait part de sa connaissance du terrain. Il a expliqué comment les techniciens agricoles organisent leur travail, comment on constitue un groupe d'éleveurs, etc. Lors des missions menées dans la vallée de Katmandou en juillet-août 2000 et mars 2001, la première étude a été celle de la filière de production laitière de vaches et de bufflesses et l'élevage de chèvres à viande. Plusieurs points ont été mis en évidence : - Le ramassage du lait de vaches et de bufflesses constitue actuellement une entreprise complexe, onéreuse, et difficile à organiser autrement. - Les bufflesses exigent stabulation et fourrage importants, pour une production de lait faible (1,5 à 3 litres par jour) et contenant beaucoup de matière grasse. Or, les laiteries d'Etat ne parviennent pas à traiter la totalité de cette production. Et finalement, le lait ainsi traité (pasteurisé) coûte cher. - En revanche, de nombreux paysans ont des chèvres dont le lait sert uniquement à allaiter les chevreaux. Le lait de chèvre n'est ni consommé, ni transformé. La chèvre est avant tout élevée pour la viande. Pourtant, il n'existe pas d'interdit religieux sur le lait de chèvre : toutes les mères de famille savent, au Népal, que le lait de chèvre est très bon pour les enfants, et elles leur en donnent lorsque, par exemple, le chevreau meurt en bas âge. - La chèvre est un animal peu exigeant pour l'alimentation (celle-ci est gratuite : les éleveurs emmènent leurs chèvres se nourrir dans la forêt ou leur donnent des résidus de maïs ou d'autres plantes), qui produit quasiment autant de lait qu'une bufflesse et fournit un lait peu gras et riche en protéines. - L'élevage de chèvres pourrait augmenter le
revenu annuel des éleveurs et favoriser l'accès aux familles
pauvres des produits laitiers. Les données suivantes ont permis
d' assurer la validité de cette orientation :
Partant de ce constat, le projet s'oriente donc vers la production
de lait de chèvre et sa valorisation. Les éleveurs de chèvres
à viande rencontrés sont prêts à élever
des chèvres laitières, à condition qu'on les aide,
notamment dans le domaine de la formation, et qu'on leur démontre
l'intérêt économique de cette production. Cependant,
ils savent déjà mener un élevage de chèvres.
Le Directeur Général du Département Elevage du Ministère de l'Agriculture du Népal n'a jamais eu les moyens techniques et financiers suffisants pour pouvoir démarrer ce type d'élevage. Seuls des essais ont pu être engagés dans une ferme expérimentale que nous avons visitée, à Chitlang, au sud de Katmandou, mais qui sont restés sans suite actuellement. Nos objectifs et ceux du Directeur Général se sont donc rencontrés. Le projet proposé a donc retenu toute son attention et un partenariat a pu être établi concernant les divers aspects de la mise en place du projet. Notre objectif principal est de donner une impulsion en ce qui concerne l'élevage de chèvres à lait. Nous voulons y impliquer le plus possible les Népalais, de manière à ce que les technologies apportées puissent essaimer par la suite dans d'autres parties du Népal, en particulier par l"intermédiaire du Ministère de l'Agriculture à travers des actions de formation auprès des éleveurs. La création de coopératives semble être, pour eux et pour nous, une voie importante pour que les éleveurs s'approprient cette nouvelle forme d'élevage et de valorisation du lait.
Une première étude a été réalisée à Katmandou en juillet-août 2000 bénévolement, par quatre membres de MdH, dont un de l'IAH, pendant quatre semaines. En effet, les demandes d'aide sont tellement fortes dans un pays aussi pauvre, qu'il a fallu enquêter auprès des populations concernées et des responsables locaux et nationaux pour voir dans quel secteur agricole il semblait judicieux et possible d'agir. C'est à la suite de cette étude que le projet a pris forme. Il fallait que celui-ci corresponde à un réel besoin, qu'il soit réalisable, et que l'IAH soit compétent pour en assurer le suivi technique. Ces trois conditions étant remplies, l'IAH et MdH ont financé une deuxième étude qui a eu lieu durant trois semaines en février-mars 2001. Celle-ci a été menée par Emmanuel Fardel, ingénieur en agronomie, professeur à l'IAH, Gérard Denis, professeur de français à l'IAH et membre de MdH, Josette Denis, professeur de physique-chimie et secrétaire de MdH, Jean-Marc Delespaul, membre de MdH, résident français à Katmandou (il a assuré le rôle d'interprète au cours des discussions avec les Népalais).
Il fallait déterminer la zone dans laquelle
pouvait démarrer ce programme. La ferme de Chitlang, située
au Sud de Katmandou (à trois heures en voiture, à deux heures
à pied pour les paysans locaux
), a semblé être
un site intéressant pour inscrire le projet dans le programme de
recherche porté par le Département Elevage du Ministère
de l'Agriculture : l'objectif y est l'amélioration de la race locale
de chèvres à viande par croisement avec des chèvres
Saanen, plus grandes, plus performantes en terme de croissance. Depuis
deux ans, les responsables pensent à faire des essais de chèvres
laitières. Le problème est qu'ils n'ont aucune expérience
dans ce domaine, à part une connaissance livresque. Ils sont donc
très demandeurs d'une formation technique solide, que personne
ne possède parmi les techniciens agricoles de l'exploitation, ni
parmi les éleveurs de la zone, ni parmi les techniciens du Ministère,
et que l'IAH et son réseau peuvent leur apporter.
Tout d'abord, le lieu de production (la ferme de Chitlang) est dans la montagne (1 500m d'altitude), à trois heures de route du lieu de commercialisation (Katmandou), en sachant que la route est coupée durant la mousson, de mi-juin à mi-septembre. Il semble difficile d'envisager le transport du lait cru dans ces conditions : il faudra donc passer par la pasteurisation. Et même ainsi, il est peu envisageable, pendant la mousson, de transporter des bidons de lait à dos d'homme à travers la montagne. Il apparaît alors que, si, pendant cette période, une petite quantité du lait pourra être commercialisée et consommée localement, l'essentiel devra être transformé en fromage à pâte pressée sous forme de tomme, comme c'est déjà le cas pour le lait de vache et de yak, pour être facilement transporté à Katmandou, quelles que soient les conditions climatiques. Notre projet s'articule donc de la manière suivante : 1. Le responsable de la ferme de Chitlang recrute 25 éleveurs de la vallée, volontaires pour participer au démarrage de cette production et correspondant aux critères exigés : être déjà éleveur de chèvres à viande, posséder une vache (garantie que la technique de la traite est habituelle). Pourquoi 25 ? Parce que c'est le nombre minimum légal au Népal pour pouvoir constituer une coopérative, objectif recherché. 2. La ferme fournit gratuitement (en 2002) à chacun des 25 éleveurs une chèvre sélectionnée et prend en charge les soins pendant la 1ère année (vaccinations, etc.). On pourra compter sur un cheptel d'environ 50 chèvres en 2003 et 100 en 2004. 3. Les éleveurs apportent leur lait de chèvre tous les jours à la ferme et ils sont rémunérés au tarif convenu dès le départ. 4. Il est indispensable qu'une unité de traitement du lait soit installée dans un bâtiment de la ferme (c'est possible en ce qui concerne la place disponible, et la ferme est alimentée en électricité). Cette unité comprendra : un tank de stockage et de refroidissement du lait, d'une capacité d'environ 300 litres par jour, un système de pasteurisation, le matériel de fabrication des fromages, une pièce d'affinage des fromages. 5. Les fromages seront vendus en petite partie dans le village de Chitlang, mais surtout à Katmandou dans les magasins qui commercialisent déjà les autres sortes de fromages (laiteries, supermarchés, marchés), pour la clientèle népalaise, mais aussi touristique et étrangère.
Lors de l'élaboration du projet, il est vite apparu
que la première urgence résidait dans l'indispensable formation
de techniciens népalais à la maîtrise de la production
laitière caprine. Celle-ci concernera donc le responsable de la
ferme de Chitlang, et un autre technicien choisi par les responsables
népalais. Les professionnels de l'IAH ont évalué
à 3 mois le temps de formation nécessaire en France. Ce
stage démarrera en mars 2002, essentiellement dans le sud de la
France. En effet, l'élevage caprin tel qu'il se présente
dans la moyenne montagne du Népal n'est pas une spécialité
de la région Nord-Pas-de-Calais où les chèvres sont
élevées en stabulation (étables), le fourrage leur
étant apporté toute l'année, et où les conditions
climatiques sont très différentes. Le programme, élaboré par l'équipe pédagogique de l'IAH et négocié avec le Département Elevage du Népal, sera le suivant : 1. Les chèvres : 2. Le lait et le fromage : 3. Amélioration génétique : 4. Equipements :
Chitlang se situe à 1500m d'altitude, mais le climat ne peut être complètement comparé à celui de la moyenne montagne française. En effet, le Népal est à peu près à la latitude de Delhi, du Koweït ou du Caire. Il y fait très chaud d'avril à octobre, et de plus, très humide (mousson) de juin à septembre. Il est donc indispensable d'installer un système de refroidissement du lait. Par ailleurs, les habitudes sanitaires des éleveurs étant très éloignées de nos normes européennes, il faut que le lait, une fois refroidi, soit pasteurisé avant d'être consommé ou transformé. Il est donc prévu d'acheter en France et d'envoyer au Népal une unité de refroidissement et de pasteurisation du lait d'une capacité de 300 litres par jour. Ce matériel pourrait être importé d'Inde, mais il coûte aussi cher et est de moins bonne qualité.
Le Département de l'élevage du Népal met à la disposition du projet des bâtiments, dans la ferme de Chitlang, pour l'installation de l'unité de traitement du lait et l'affinage des fromages. L'installation sera réalisée par les Népalais, avec l'aide d'un technicien français. L'eau et l'électricité sont fournies par la ferme.
D'autre part, il faut également penser à l'amélioration génétique du troupeau de la ferme de Chitlang, afin de le rendre plus performant en production laitière. Les Népalais pratiquant déjà l'insémination artificielle (IA) chez les bovins, il semble possible de former les techniciens à l'IA caprine lors de leur stage en France. Il faudra ensuite acheter en France du sperme sélectionné et l'envoyer à Chitlang sous la forme de paillettes congelées, conservées dans l'azote liquide, en container par avion (c'est une pratique courante). Ces envois ne se feront que pendant les deux premières années du projet, les croisements se feront ensuite avec les chèvres locales. Enfin, il faudra également jouer sur l'amélioration de la production fourragère pour que les chèvres et les chevreaux sevrés aient une alimentation de qualité (garantie d'une meilleure production laitière). Il est donc prévu dans le programme d'envoyer des semences fourragères sélectionnées. Une partie sera envoyée à Chitlang, une autre sera confiée à une des onze fermes expérimentales d'Etat spécialisée dans les cultures fourragères, de manière à ce que les Népalais deviennent indépendants de notre aide à long terme.
Une fois les deux techniciens népalais formés en France, ils devront transmettre (signature d'un contrat) leurs acquis aux 25 éleveurs sélectionnés de Chitlang et démarrer le programme (rappelons, pour mémoire, que Chitlang est déjà un centre de formation agricole actuellement et que le responsable de la ferme est lui-même un formateur). Pour les aider, il est prévu qu'un technicien français de la région Nord Pas-de-Calais les accompagne sur place, afin d'adapter à la réalité du terrain les connaissances et les pratiques apprises en France. D'autre part, plusieurs techniciens français se sont spontanément proposés pour se rendre bénévolement à Chitlang en 2002 afin de suivre l'évolution du programme. Par ailleurs, il est prévu d'y envoyer en 2003 et en 2004, pendant 6 mois, quatre étudiants (deux par an) en formation d'ingénieur agricole d'une école du Nord-Pas-de-Calais pour y réaliser leur mémoire de fin d'étude qui porterait sur l'évaluation de la situation : organisation de l'élevage, performances de la fabrication du fromage, efficacité de la commercialisation, lacunes de la formation, améliorations nécessaires à apporter au programme. Mais il est absolument nécessaire - c'est un objectif essentiel - que les techniciens népalais deviennent rapidement autonomes, même s'il faudra jouer un rôle d'accompagnement pendant les premières années, de manière à ce que cette nouvelle production puisse essaimer auprès d'autres éleveurs et soit maîtrisée et poursuivie sur le long terme : nous sommes dans une optique de développement durable.
- Voyage d'étude au Népal du 15 juillet au 20 août 2000 par les membres de MdH. - Le 20 octobre 2000, réunion du Réseau Asie au Ministère de l'Agriculture à Paris. Participant : Gérard Denis, professeur de français à l'IAH et membre de MdH. - Novembre 2000, parution d'un article présentant la première enquête dans le n°7 du bulletin du Réseau Asie du Ministère de l'Agriculture. - Stage à Montpellier les 9 et 10 novembre 2000 pour deux participants au projet : Gérard Denis et Vincent Vandenbroucke, professeur de gestion à l'IAH, ingénieur ISA (Lille). Intitulé du stage : Ingénierie des dispositifs de formation à l'international.
- Voyage d'étude au Népal du 18 février
au 11 mars 2001 pour deux participants au projet : Gérard Denis,
professeur de français à l'IAH et membre de MdH et Emmanuel
Fardel, professeur d'agronomie à l'IAH, ingénieur ISA (Lille).
Objet de l'étude : Evaluer la pertinence du projet de développement
de la production laitière caprine au Népal. - En automne, visite de l'Ambassadeur du Népal en France à l'IAH. Présentation du projet et débat avec les élèves de l'Institut. Exposition-vente de MdH.
1er semestre 2002 : - Formation en France pendant 3 mois (de mars à mai) de deux techniciens salariés du Ministère de l'Agriculture du Népal.. - Retour des techniciens au Népal avec les paillettes permettant d'améliorer le cheptel et les graines destinées à améliorer les fourrages. - Transfert de compétences des techniciens aux 25 éleveurs concernés par le projet, constitution d'une coopérative et insémination, dès que possible, des chèvres. 2ème semestre 2002 : - En automne, envoi du matériel du traitement du lait
par container accompagné (tarif moins cher) par le technicien français
chargé de l'aide au démarrage du programme.
- Envoi d'étudiants en agronomie, durant leur stage (6 mois) pour évaluer les résultats, recenser les besoins complémentaires en formation, matériel etc. Il sera peut-être nécessaire de recadrer certains points du projet et seule une évaluation sur le long terme peut permettre cette analyse.
- mise à disposition de la ferme de Chitlang : matériel,
bâtiments.
- accueil en France de deux techniciens népalais
pendant trois mois et prise en charge de leur formation dans des exploitations
agricoles et centres spécialisés dans le lait de chèvre
et sa transformation. |
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Denis
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